Coût de possession CP ou Coût total de possession CTP
Par coût de possession, il faut entendre l’ensemble des coûts d’acquisition, d’installation, d’utilisation, de maintenance, de renouvellement et de démantèlement d’un objet au cours d’une période assez longue, généralement la période de vie de cet objet. Il est courant de calculer le coût de possession que vont entraîner les systèmes informatiques, l’équipement d’analyse médicale, et de nombreux autres postes financiers souvent onéreux.
A noter en particulier :
• Le coût de possession est toujours plus élevé que le prix d’achat et vaut parfois plusieurs fois le prix d’achat. Par exemple, sur cinq ans, le coût de possession d’un système informatique peut valoir trois à dix fois le prix d’achat initial.
• Définir ce qu’est le coût de possession ne suffit pas à fixer les limites de l’analyse de ce coût. C’est toujours à vous qu’il revient de décider et choisir quels coûts vont rentrer en ligne de compte dans l’analyse et pourquoi. Si l’on compare plusieurs études de coûts de possession effectuées dans un domaine particulier, par exemple celui des technologies informatiques, on se rend compte que ces analyses ont un champ de recherche assez restreint. Elles se concentrent sur le prix d’achat, la maintenance et les charges d’exploitation les plus directes (la comparaison se fait entre objets équivalents). En revanche, si l’on examine des analyses réalisées par des commerciaux, des consultants ou des managers dans un but précis, le champ de recherche est beaucoup plus vaste. Ces spécialistes cherchent alors à avoir une idée du coût de possession total ou global (et dans ce cas, le projet tend à refléter une forme de complétude et de précision dans l’analyse prédictive).
• On peut assimiler le coût de possession aux coûts apparaissant dans l’expression coûts et bénéfices, mais le coût de possession ne peut à lui seul attirer les bénéfices, ou alors de manière très limitée. On peut comparer différents coûts de possession, calculés en vue de scénarios opposés, par exemple la conduite ordinaire d’une opération et une conduite extraordinaire, où l’on introduirait une manière différente de faire des affaires. Chacun de ces deux scénarios permet de voir les économies de coût qui peuvent être réalisées par rapport à l’autre.
• Le coût de possession ne rend pas compte des bénéfices financiers que l’on peut tirer d’une augmentation des revenus, d’une augmentation du volume des affaires, de l’amélioration de la compétitivité et de bien d’autres facteurs. En cela, un business case reposant sur une pure analyse du coût de possession a deux importantes limites :
o A elle seule, l’analyse du coût de possession ne peut suffire comme base d’estimation du retour sur investissement ou des calculs financiers comme le taux de rentabilité interne ou le retour sur capital investi.
o Le coût de possession se suffit à lui-même comme critère de décision si et seulement si toutes les actions envisageables ne diffèrent entre elles que du point de vue du coût, et ont par ailleurs le même effet positif sur la conduite des opérations.
• Les résultats obtenus à partir du calcul du coût de possession sont généralement présentés comme des coûts globaux plutôt que comme des coûts marginaux qui augmentent au cours de l’action. En tant que telles, les données qui accompagnent le coût de possession sont claires et faciles à interpréter lorsque l’on veut évaluer le budget.
L’acronyme CTP s’est popularisé au milieu des années 1990. Il désigne le « Coût Global de Possession ».
Les analyses qui affichent le CTP visent à une meilleure compréhension : elles incluent des coûts qui ne semblent pas forcément évidentS au premier coup d’oeil, mais qui, pour autant, n’en ont pas moins des conséquences matérielles bien réelles.
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Claire et facile à suivre,