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Compétence en Business Case : quel est votre niveau ?
Tous ceux qui se retrouvent impliqués dans l’élaboration d’un business case ou d’une estimation du RSI ont probablement des questions importantes qui leur trottent dans la tête au moment de préparer le dossier.
Le chef de projet, le consultant externe et l’équipe de gestion senior, tous veulent savoir ce dans quoi ils se sont engagés, et si les résultats seront à la hauteur de leurs efforts.
Vous pourriez vous attendre à ce que les réponses dépendent de facteurs comme la complexité du projet ou de l’investissement soumis à l’analyse, ou du niveau de financement requis. De façon surprenante, on peut prévoir les réponses, mais ces réponses dépendent en général très peu de ces facteurs. L’équipe chargée de suivre le dossier voudront savoir, plus spécifiquement :
- Combien de temps il faudra pour préparer le business case.
- Combien d’heures de travail et d’autres ressources seront nécessaires.
- Si les résultats seront précis.
- Si les résultats leur permettront de dire qu’ils ont choisi la meilleure décision financière.
Lorsque l’on planifie un projet pour monter un dossier et que l’on essaie de passer en revue les besoins et les résultats probables, on commence par évaluer les compétences ou la capacité, à la fois de l’organisation et des individus, à travailler sur le projet de business case.
Plus le niveau de compétence augmente, moins on a besoin de temps, d’effort et des autres ressources pour bâtir le dossier.
Plus le niveau de compétence augmente, plus la qualité du dossier – sa crédibilité, sa précision, et la valeur pratique des résultats de business case – augmente.
A quelle échelle de compétences se situent votre équipe et votre organisation ? Voici les critères importants, mis à jour par la recherche de Solution Matrix Ltd et des projets récents de clients. Commençons par le bas :
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Niveau de maturité 1. Ignorant
- On connaît peu, voire pas du tout la valeur de l’analyse business case dans le cadre de la prise de décision et de la planification.
- Les propositions et demandes de fonds ne requièrent pas de justification financière, d’analyse coût-bénéfice, ni de prévisions des rendements sur investissement.
Niveau de maturité 2. Succinctement informé
- On a conscience que l’entreprise a besoin de compétences en business case, mais ça s’arrête là.
- « Le RSI client » peut apparaître en évidence dans les messages marketing de l’entreprise.
- L’entreprise continue de prendre de mauvaises décisions, trop coûteuses, décisions qu’on aurait pu éviter avec une bonne analyse de business case.
- Personne ne connaît réellement le RSI en formation, en marketing, dans la R&D ou dans les projets.
- Personne ne connaît réellement la marge brute totale par produit, ligne de produit ou offre de service.
Niveau de maturité 3. Ad-Hoc
- On se sert de l’analyse business case pour la planification et l’aide à la décision, mais pas de façon standard, ni de manière à s’en resservir par la suite.
- On développe des modèles élaborés de Coût Total de Possession (CTP), mais on ne s’intéresse qu’aux économies de coûts, et on oublie de quantifier les bénéfices stratégiques.
- On parle beaucoup d’analyse de business case et de RSI, mais la plupart des gens ignorent comment s’en servir.
- On inscrit les résultats financiers dans des fichiers Excel, mais ces résultats ne peuvent pas être réutilisés et ne sont pas standardisés.
- Il y a un besoin avoué de formation au business case.
- On connaît de façon partielle, grâce à quelques études de cas ad-hoc, le RSI dans les projets de formation, marketing et R&D.
Niveau de maturité 4. Standard
- A l’intérieur de l’organisation, il y des standards de business case.
- On connaît en partie, grâce à des études de cas, le RSI dans les projets de formation, le marketing et la R&D, mais on ne le maîtrise pas encore bien, faisant encore appel à des consultants externes.
- Les business case mesurent les risques et identifient les facteurs critiques de succès, en utilisant des modèles financiers dynamiques et la simulation de Monte Carlo.
- Il existe une « équipe de choc », experte en business case, multifonctions et organisée de façon transversale.
- Les demandes de fonds dépassant un certain seuil nécessitent le soutien d’un business case.
Niveau de maturité 5. Optimal
- Les chefs de gestion examinent les résultats de business case, et responsabilisent les gens en fonction des résultats obtenus.
- Les contrats que l’entreprise passe avec ses clients s’appuient sur des engagements de service et des estimations de performances financières pour le client.
- L’équipe de gestion et de contrôle emploie les prévisions de business case et les modèles tout au long de la vie du projet ou de l’investissement.
- Il existe des archives des business case précédents et les ressources autour du business case sont accessibles à tous.
Pourquoi est-ce important ?
Importe-t--il réellement de savoir à quel échelon sur l’échelle de maturité votre équipe et votre organisation se trouvent ?
Atteindre des niveaux plus élevés de maturité permet d’obtenir des bénéfices tangibles, larges et mesurables en termes financiers. En d’autres termes, il faut avoir une bonne compétence en business case pour pouvoir en produire un solide. Aux plus niveaux de maturité, on trouve…
- Moins de mauvaises décisions, qui généralement entraînent des résultats dépassant le budget, du retard, et manquent leurs cibles.
- Beaucoup moins d’effort à faire pour construire une analyse de business case, développer une aide à la décision et pour planifier l’information.
- Les décideurs agissent avec un plus haut degré de confiance.
- On gère les projets et les programmes avec succès, le minimum de risques et le maximum de rendements.
Quel est votre niveau de maturité? Passez à l’action et faites le point en assistant aux séminaires Elaborer un Business Case ou en téléchargeant le Guide du Business Case.
Marty Schmidt
6 Juillet 2006
mschmidt@solutionmatrix.com
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