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Qu’est-ce qui résumerait le mieux un business case ?

  • La variation nette de trésorerie ?
  • L’actualisation des flux financiers ?
  • Le TRI ?
  • Le rendement ?

Et que signifient ces termes ?

Il arrive souvent que l’on récapitule les résultats de business case par différents calculs financiers bien définis, comme la variation nette de trésorerie, l’actualisation des flux de trésorerie, le taux de rentabilité interne, et le retour sur capital investi.

Chacun de ces calculs révèle un aspect de la structure globale des coûts et bénéfices, chacun porte en lui un message différent. Voici quelques facteurs qui vous aideront à déterminer quels calculs utiliser.

Variation nette de trésorerie

La variation nette de trésorerie se trouve au cœur du business case financier, et constitue une base à partir de laquelle dérivent les autres mesures financières.
Pour les flux financiers, comme les revenus, la différence entre l’argent qui entre et celui qui sort au cours d’une période donnée est très importante :

Variation nette de trésorerie=  entrées de liquidités– sorties de liquidités

Cependant, les chiffres faisant état des flux de trésorerie ne comprennent pas certains éléments pourtant présents sur le compte de résultat. Les frais d’amortissement par exemple ne représentent pas un véritable paiement en liquides de la période considérée, mais plutôt une dépense comptable que l’on soustrait des gains.
Ainsi, dans l’équation ci-dessus, les frais d’amortissement ne seraient pas considérés comme une sortie de liquidités.
Le compte de résultat tient les actionnaires et les Impôts au courant des bénéfices réalisés par l’entreprise au cours d’une période donnée.
Le tableau des flux de trésorerie prévient l’équipe de management de la somme dont elle dispose pour mener ses opérations (ou des sommes gagnées ou perdues). Si l’on rassemble les chiffres concernant les flux de trésorerie, sur plusieurs périodes, on obtient un flux des flux de trésorerie, comme dans l’exemple de business case ci-dessous :

Résultats du Business Case
Temps Entrée des Flux de Trésorerie Sortie des Flux de Trésorerie Variation Nette de Trésorerie
Aujourd’hui  $0 $100 -$100
Année 1 $40 $20 +20
Année 2 $50 $30 +20
Année 3 $75 $35 +40
Année 4 $90 $30 +60
Année 5 $100 $40 +60
Total $355 $255 +$100

L’opération envisagée ou l’acquisition escomptée est supposée produire une variation nette de trésorerie de 100 $ en cinq ans.
Mais est-elle pour autant ce qu’on peut appeler un bon choix commercial ? Peut-on améliorer les retombées économiques ? En quoi consistent les risques ? Les détails qui apparaissent dans le tableau sont la base minimale d’information dont on a besoin pour répondre à ces questions.
Notez bien que chaque colonne et chaque ligne recouvrent une histoire : les entrées d’argent continuent à augmenter pendant cinq ans, mais les sorties également.
L’équipe de management voudra décrypter cela, et l’utiliser, ainsi que les données correspondantes pour, par exemple, mettre en application certaines des tactiques financières dont il est fait mention dans « Qu’est-ce qu’un business case ? »: réduire les coûts, augmenter les gains, accélérer les gains.

En bref, un résumé de business case devrait toujours proposer un aperçu de la variation nette des flux de trésorerie, car :

  • Elle montre les chiffres réels des entrées et des sorties d’argent, dont on a besoin pour établir un budget et faire des projets financiers.
  • Elle fournit une base de calcul pour les autres mesures financières, comme la valeur actuelle nette, l’actualisation des flux financiers, le retour sur investissement et le retour sur capital investi.
  • C’est le point de départ qui permet à l’équipe de management d’optimiser ses résultats.

Valeur actualisée des flux de trésorerie (DCF)

La DCF  est un résume de tous les flux de trésorerie, ajusté pour refléter la valeur de l’argent dans le temps. C’est un critère majeur lorsqu’il s’agit d’évaluer ou de comparer des investissements ou des acquisitions. Toutes choses égales par ailleurs, plus l’acquisition ou l’investissement sera associé à une grande DCF, meilleure sera considérée la décision prise. Presque tous les managers qui ont reçu une formation en finances demandent à prendre connaissance des flux financiers, qu’ils soient ou non actualisés.
La DCF reprend le concept de Valeur actuelle, idée selon laquelle vous devez accorder, à montant égal, plus de valeur à la monnaie que vous détenez aujourd’hui qu’à une somme que vous n’obtiendrez que plus tard. Pourquoi ? La somme que vous possédez aujourd’hui,  vous pourriez (en principe) l’investir aujourd’hui et en retirer un rendement ou des intérêts, entre aujourd’hui et une date future. Tandis que l’argent dont vous n’aurez  la jouissance que plus tard, ne peut vous être utile à ce jour. Ainsi, on actualise la valeur de la monnaie future dans les estimations financières, afin de refléter sa valeur moindre.

Ce que cette somme future vaut aujourd’hui, on l’appelle sa valeur actuelle et, ce qu’elle vaudra lorsqu’elle apparaîtra plus tard, est appelé, sans surprise, sa Valeur future.
Une question cependant : jusqu’à quel point actualiser la valeur actuelle par rapport à la valeur future ? Deux points sont déterminants : la durée qui s’étend entre aujourd’hui et la date du futur paiement, et un taux d’intérêt. (Pour une estimation rapide, choisissez comme taux d’intérêt le taux de rendement que nous escompterions si on disposait aujourd’hui de l’argent et si on l’investissait).
Pour un paiement futur arrivant à échéance dans moins d’un an :

Valeur actuelle = (valeur future)/ (1,0 + taux d’intérêt)
Que serait la valeur actuelle d’une somme de $100 que nous n’obtiendrions pas avant une année entière ? Si nous utilisons un taux d’intérêt annuel de, par exemple, 10%, alors :

Valeur actuelle = ($100)/ (1,0+0,10) = $90,91

Quelle serait la valeur actuelle si le paiement n’était pas effectué avant trois ans ? Pour des périodes multiples, le calcul de la valeur actuelle deviendrait :

Valeur actuelle= (Valeur future)/(1,0+ taux d’intérêt)ⁿ

L’indice « n » représente simplement le nombre de saisons ou d’années, ici 3. La valeur actuelle d’une somme de $100 qui doit être reçue dans les trois ans, est, si on utilise un taux d’intérêt à 10%, égale à :

Valeur actuelle= $100/(1,0 + 0,10)³ = $100/(1,1) ³ = $75,13

Les périodes prises en compte dans ces calculs peuvent en réalité être aussi bien des années, des mois que n’importe quelle autre période. Quoi qu’il en soit, assurez-vous que le taux d’intérêt représente le taux d’intérêt pour cette période. (Quand vous réalisez un calcul mensuel de la DCF, par exemple, utilisez  un taux d’intérêt annuel divisé par 12).

Au fur et à mesure que le paiement est repoussé ou retardé, sa valeur actuelle diminue. Aussi, comme vous pouvez le constatez, augmenter le taux d’intérêt reviendrait à réduire la valeur actuelle.
C’est uniquement lorsque l’on attribue une valeur 0 aux taux d’intérêt (dans une économie sans possibilité d’investir et sans inflation) que la valeur actuelle serait toujours égale à la valeur future.

Imaginez maintenant deux investissements concurrents dans le domaine de l’équipement informatique. Chaque investissement requiert des frais de lancement d’un montant de $100 et chacun obtient un rendement total de $200 sur les 5 années suivantes, réalisant un bénéfice net de $100.
Mais le timing des rendements diffère, comme le montre le tableau ci-dessous (cas A et cas B)  et, par conséquent, la valeur actuelle du rendement est chaque année différente.
La somme des valeurs actuelles de chaque investissement est appelée valeur actualisée des flux de trésorerie, ou DCF. En utilisant à nouveau un taux d’intérêt de 10%, on trouve :

Timing  ou Calendrier

Cas A

Variation Nette de Trésorerie

Cas A

Valeur Actuelle

Cas B

Variation Nette de Trésorerie

Cas B

Valeur Actuelle

Aujourd’hui

-$100.00

-$100.00

-$100.00

-$100.00

Année 1

+$60.00

+$54.54

+$20.00

+$18.18

Année 2

+$60.00

+$49.59

+$20.00

+$16.52

Année 3

+$40.00

+$30.05

+$40.00

+$30.05

Année 4

+$20.00

+$13.70

+$60.00

+$41.10

Année 5

+$20.00

+$12.42

+$60.00

+$37.27

Total

$100.00

VAN=$60.30

$100.00

VAN=$43.12

En comparant les deux investissements, on constate que les rendements importants précoces du cas A conduisent à une valeur actuelle nette (VAN) totale bien meilleure que les rendements importants mais tardifs du cas B. Observez la ligne des totaux de chaque colonne de valeurs actuelles dans le tableau. Le total est la valeur actuelle nette  (VAN) de chacun des flux de liquidités. Au moment de choisir entre différents investissements ou différentes actions,  toutes choses égales par ailleurs, celui ou celle qui aura la VAN la plus élevée pourra être considéré comme le meilleur investissement.

En résumé, il est recommandé de montrer un aperçu de la DCF de l’ensemble des flux dans un rapport de business case, quand :

  1. Le business case peut proposer n’importe quel scénario d’investissement, dans lequel on compare différents emplois possibles de l’argent.
  2. Le business case couvre de longues périodes  (deux ans ou davantage)
  3. Les entrées et les sorties de liquidités ne correspondent pas forcément dans le temps (par exemple, les plus grandes entrées ne surviennent pas au même moment que les plus grandes sorties d’argent).
  4. On compare deux alternatives ou davantage. Ces alternatives diffèrent surtout par leur calendrier des flux, au cours de l’analyse.

Taux de rentabilité interne (TRI)

Comme la valeur actualisée des flux de trésorerie, le taux de rentabilité interne est un résumé des liquidités qui a été ajusté pour refléter la valeur de l’argent dans le temps. Cependant, sa raison d’exister n’est pas aussi évidente que celle de la DCF.
Quoi qu’il en soit, le taux de rentabilité interne est un concept largement utilisé, critère important dans l’évaluation ou la comparaison des investissements ou des acquisitions. Comme l’indique le terme de « rentabilité », évaluer les flux de trésorerie par l’intermédiaire du taux de rentabilité interne éclaire ceux-ci du point de vue des investissements : on va dépenser de l’argent pour faire fructifier les gains. Plus élevé est le taux de rentabilité d’un investissement, meilleur sera le retour sur investissement par rapport au coût.
On peut définir le taux de rentabilité interne tout simplement comme suit : «  Le taux de rentabilité d’un investissement est le taux d’actualisation tel que la valeur actuelle totale d’un flux de trésorerie à venir égale le coût de l’investissement. ». C’est le taux d’intérêt qui produit une valeur actuelle nette égale à 0. Peut-être vous demandez-vous encore comment évaluer ce taux, ou comment l’appliquer à un investissement ou un achat spécifique. La meilleure façon de comprendre rapidement ce qu’est le taux de rentabilité interne, est de se reporter au schéma ci-dessous.


Ces courbes reproduisent les scénarios de flux de trésorerie A et B déjà utilisés pour la rubrique « valeur actualisée des flux de trésorerie » (voir ci-dessus). Ici, cependant, nous avons utilisé neuf taux d’intérêt différents, y compris 0 et 0,10 jusqu’à 0,80. Comme on pouvait s’y attendre, étant donné que le taux d’intérêt utilisé pour calculer la valeur actuelle nette du flux de trésorerie augmente, la valeur actuelle nette apparaît moindre.
Exemple A : un taux d’intérêt de 38% produit une valeur actuelle nette ou une valeur actualisée de flux de trésorerie nulle. Dans l’exemple B en revanche, on atteint 0 avec un taux d’intérêt de 22%. Par conséquent, dans la situation A, on a un taux de rentabilité interne de 38% ; dans la situation B, de 22%. Quel est le meilleur investissement ? Toutes choses égales par ailleurs, celui avec le taux de rentabilité interne le plus élevé.
A présent, un investissement avec un taux de rentabilité interne, disons , de 75%, sera-t-il considéré comme un meilleur investissement ? La réponse est OUI.
On peut voir le taux de rentabilité interne sous un angle différent : le taux de rentabilité interne vous indique à combien devront se monter les taux d’intérêt pour annuler la valeur de cet investissement.
Pour le flux de trésorerie de l’exemple A, le taux d’intérêt endurant devra monter jusqu’à 38% pour rendre l’investissement sans valeur. L’investissement de l’exemple B perdra sa valeur si le taux d’intérêt atteint 22%.

Pour vous aider à décider si oui ou non il est opportun d ‘intégrer le taux de rentabilité interne à un business case, voici quelques points à ne pas oublier :

  • Toutes choses égales par ailleurs, l’action ou l’investissement qui présente le taux de rentabilité interne le plus élevé, est le meilleur investissement. En règle générale, plus le taux de rentabilité interne est élevé, meilleur est le retour comparé au coût, et moindre le risque encouru.
  • Le taux de rentabilité interne ne dit rien de l’ampleur du rendement. Un petit investissement ou une petite dépense peut aboutir à un énorme rendement. On peut cependant préférer une action alternative avec un plus petit taux de rentabilité interne, si elle produit un flux de trésorerie ou une DCF beaucoup plus large.
  • Le taux de rentabilité interne prend tout son sens lorsqu’on a, au départ, une sortie de flux de trésorerie net, suivie par au moins une période d’entrée de flux positive. On ne peut pas calculer le taux de rentabilité interne sur la base des seules sorties de flux, ou des seules entrées de liquidités. Par conséquent, on ne peut pas appliquer le taux de rentabilité interne aux seules analyses de coût (comme par exemple l’analyse type du coût de possession).
  • S’il n’y a pas initialement d’importante sortie de liquidités, le taux de rentabilité interne peut s’avérer trompeur. Par exemple, si l’on compare un scénario « bail » et un scénario « achat » en matière de nouvel équipement informatique, l’option « achat » peut faire apparaître un taux de rentabilité interne de, mettons, 30 à 70 %, tandis que l’option « bail » peut avoir un taux de rentabilité interne approchant du millier. Cela s’explique ainsi : les opérations de bail ne peuvent pas tirer beaucoup de résultats d’une opération de dépenses initiales. Le taux de rentabilité interne convient davantage pour comparer des situations ayant des modèles d’entrées et sorties de liquidités plus ou moins similaires.

Retour sur capital investi

Comme le TRI, le calcul du retour sur capital investi permet surtout d’apprécier l’action, le plan ou le scénario du point de vue de l’investissement et d’estimer les flux financiers qui en résulteront. Le retour sur capital investi est la période de temps nécessaire pour couvrir le coût de l’investissement (par exemple, l’achat de software ou hardware informatique), que l’on estime généralement en nombre d’années. Toutes choses égales par ailleurs, l’investissement le meilleur est celui qui aura le plus rapide retour sur capital investi.

Les retours sur capital investi sont aussi parfois utilisés pour comparer plusieurs investissements en fonction du risque : toutes choses égales par ailleurs, l’investissement avec le retour sur capital investi le plus rapide, sera considéré comme étant aussi le moins risqué.

Prenons comme exemple l’achat de software pour un montant de 150$. On en attend un accroissement de la productivité, estimé à 60$ dollars par an au cours des trois prochaines années.

 

Décaissement

Remboursement

Total Remboursement

Année 1

$100

$60

$60

Année 2

 

$60

$120

Année 3

 

$60

$160

De toute évidence, le retour sur capital investi survient au cours de l’année 3, mais à quel moment précisément ? La « formule » permettant de calculer le retour sur capital investi est un peu dense, mais simple à comprendre. (Remarquez que l’année 3 est la dernière année de remboursement).

Retour sur capital investi = A + (B/C), avec

A = les années antérieures à la dernière année de remboursement
B= total de ce qui doit être remboursé – total de ce qui a été remboursé au début de la dernière année de remboursement
C= total de ce qui a été remboursé à la fin de la dernière année de remboursement –total de ce qui a été remboursé au début de la dernière année de remboursement

Dans l’exemple ci-dessus,

Retour sur capital investi = 2 + (150$ - 120$) / (180$-120$)
Retour sur capital investi = 2 + 30/60 = 2,5 années

Le retour sur capital investi est un calcul attractif car son interprétation est facile à comprendre. Cependant, voici quelques points à ne pas perdre de vue quand on utilise ce calcul :

  • On ne peut pas calculer le retour sur capital investi si les entrées de flux de trésorerie ne parviennent pas finalement à compenser les sorties de flux de trésorerie. C’est pour cela que le retour sur capital investi (comme le TRI) est presque inutile dans un business case s’intéressant purement aux seuls coûts ou pour une analyse du coût de possession.
  • Le calcul du retour sur capital investi ne reconnaît pas, d’habitude, la valeur de l’argent dans le temps (du point de vue de l’actualisation), et ne reflète pas les rentrées d’argent après le retour sur capital investi (à distinguer de l’actualisation des flux de trésorerie et du taux de rentabilité interne, voir ci-dessus).
  • Toutes choses égales par ailleurs, l’action ou l’investissement qui a le retour sur capital investi le plus rapide sera considéré comme le meilleur investissement, parce qu’il est moins risqué. On suppose généralement que plus le retour sur capital investi est long, plus les retours positifs sont incertains. Pour cette raison, on utilise souvent le retour sur capital investi pour calculer le risque, ou comme un critère lié au risque que l’on doit prendre en compte avant toute dépense de fonds. Par exemple, il se peut qu’une compagnie décide de ne pas entreprendre d’investissements ou de dépenses majeurs, qui promettent un retour sur capital investi supérieur à, disons, 3 ans.

La comparaison des calculs financiers

Lequel de ces calculs financiers utiliser pour résumer un business case ? La meilleure approche générale est sans doute de les proposer et de les présenter tous, à condition que les valeurs qu’ils entraînent trouvent leur place dans l’analyse. Le véritable problème est alors de décider lequel sera le premier critère décisif ou lequel aura le plus de poids lorsqu’il s’agira de comparer plusieurs alternatives. Il n’y a pas de réponse universelle à cette question, mais voici quelques facteurs à prendre en compte :

  1. L’ensemble des flux financiers doit avoir un total net positif, afin que le retour sur capital investi ou le taux de rentabilité interne ait un sens (ou que le « retour sur investissement », dans tous les cas, ait du sens). Si vous produisez un business case « uniquement à partir des coûts », utiliser comme données le total de vos coûts, puis le retour sur capital investi,  le TRI et le RSI ne serait pas approprié. Cependant, vous pouvez créer des impacts de coûts positifs, comme des économies de coûts, en élaborant votre dossier à partir des modifications de coûts que vous constatez dans un autre scénario, ou dans la ligne habituelle d’une affaire courante. C’est le seul moyen de relier un business case reposant uniquement sur les coûts, à des données comme le retour sur capital investi, le  TRI ou toute forme de RSI.
  1. Les résultats de DCF sont sensibles au taux d’intérêt (taux d’actualisation) utilisé dans le calcul, et le choix du taux doit être arbitraire. Si vous avez recours à la DCF, faites attention à choisir un taux qui soit conforme aux habitudes et attentes de votre auditoire. (Les autres calculs financiers – variation nette de trésorerie, retour sur capital investi, et taux de rentabilité interne- ne dépendent pas de valeurs arbitrairement choisies).
  • Quand les rendements qui semblent possibles s’avèrent  incertains ou risqués, attachez un peu plus d’importance à la valeur actualisée des flux de trésorerie. La DCF donnera un peu plus de poids aux rendements escomptés dans un futur proche. Il y a sans doute plus de probabilités pour qu’ils se matérialisent, mais ils ont moins d’ampleur que ceux que l’on attend à une date plus lointaine. Si ceux-ci sont plus importants, on a également moins de garanties de les voir effectivement se réaliser.

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